Présentation de la COP 21

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Qu'est-ce que la COP21 ?

La France va accueillir et présider la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21), aussi appelée « Paris 2015 », du 30 novembre au 11 décembre 2015.

C’est une échéance cruciale, puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. La France va donc jouer un rôle de premier ordre sur le plan international, pour rapprocher les points de vue et faciliter la recherche d’un consensus au sein des Nations unies et aussi au sein de l’Union européenne, qui occupe une place importante dans les négociations sur le climat.

Pourquoi agir pour le climat ?

Si les émissions de gaz à effet de serre continuent à croître au même rythme, la température moyenne du globe pourrait s'élever de 4°C en 2100. En revanche, selon l'ampleur de la réduction de ces émissions, les climatologues prévoient trois scénarios aboutissant à un réchauffement de 0,9 °C, 1,8 °C ou 2,3 °C. Mais dans tous les cas, le climat continuera de se réchauffer.

Les conséquences seront multiples : montée du niveau des mers, un régime de précipitations de plus en plus élevé, une augmentation des jours de canicule, une acidification des océans, la disparition de glaciers de montagne et de la banquise à certaines périodes de l'année ; mais aussi des conséquences pour les hommes (migrations) et sur leurs activités comme l'agriculture.

Les enjeux de la COP21

La COP21 va rassembler près de 40 000 participants – délégués représentants chaque pays, observateurs, membres de la société civile... Il s’agit du plus grand événement diplomatique accueilli par la France et également de l’une des plus grandes conférences climatiques jamais organisées.

La responsabilité de la France est double :

  • Comme pays hôte, la France va devoir accueillir les participants dans les meilleures conditions de travail, de transports, d’hébergement.
  • Occupant la présidence de la conférence, elle aura à faciliter les débats entre pays et assurer un fonctionnement transparent et inclusif du processus de négociation. 

L’enjeu est de taille : il s’agit d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d’impulser/d’accélérer la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone.

Pour cela, le futur accord devra traiter, de façon équilibrée, de l’atténuation – c’est-à-dire des efforts de baisse des émissions de gaz à effet de serre permettant de contenir le réchauffement global à 2°C - et de l’adaptation des sociétés aux dérèglements climatiques déjà existants. Ces efforts devront prendre en compte les besoins et capacités de chaque pays. Enfin, l’accord doit entrer en vigueur à partir de 2020 et devra être durable pour permettre une transformation à long terme.

Les grandes décisions concernant le changement climatique

Les négociations internationales sur les changements climatiques n’ont cessé de prendre de l’ampleur depuis Rio en 1992. Après l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto en 2005, une vision à plus long terme s’est imposée avec le plan de Bali en 2007, puis avec la validation à Copenhague en 2009 d’un objectif commun visant à contenir le réchauffement climatique à 2°C. Cancun en 2010 a ensuite permis la concrétisation de cet objectif par la création d’institutions dédiées sur des points clés, dont ceux de l’adaptation, le Fonds vert pour le climat ou le Mécanisme technologique.

La volonté d’agir collectivement et de respecter l’objectif de +2°C s’est traduite par la création en 2011 de la plate-forme de Durban (dite « ADP ») qui a pour mission de rassembler autour de la table tous les pays, développés et en développement, afin de travailler à un « protocole, à un instrument juridique ou à un résultat ayant force de loi » applicable à toutes les parties à la Convention climat de l’ONU.

« Le nouvel instrument » devra être adopté en 2015 et mis en œuvre à partir de 2020 : c’est cela que vise Paris 2015.

La conférence de Doha en 2012 a entériné l’engagement de plusieurs pays industrialisés dans une seconde période d’engagement du protocole de Kyoto (2013/2020) et a mis fin au mandat de Bali.

La conférence de Varsovie en 2013 a permis de franchir une étape indispensable pour parvenir à un accord universel sur le climat à Paris en 2015 : tous les États devront communiquer leurs contributions, c’est-à-dire les efforts qu’ils comptent engager pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avant la conférence de Paris afin qu’elles soient évaluées au premier semestre 2015.